Avertissement

L’histoire se passe en 2009 après J-C.

En des temps immémoriaux un village luttait encore et toujours contre les cons.
Les siècles sont passés et 2058 ans plus tard des Tronches de Cake vivent dans une cité au sud de Lutèce. Ils résistent à la bêtise envahissante et la vie n’est pas facile. Leurs débats réveillent nos neurones et agitent notre conscience,
et s'ils font de la philo de comptoir, c'est qu'en terrasse c'est trop cher.                                                                             à lire attentivement avant utilisation

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 21:17

Les verres du Balto se bousculent dans la joie de vivre. Le verbe toujours acéré des Tronches de Cake cisèle la connerie pour parer notre quotidien d’un bon zeste, le bras donneur aux convenances.

 

Cake 40 « Quand je vous dis que l’on vit une époque formidable ! Dans la famille sérial casse-couilles je voudrais la paire : bonne pioche. »

Huby  « Exemple ? »

Cake 40 « Exemple ? Ma journée débute par une pub pour le « salon du divorce ». Je n’en croyais ni mes yeux ni mes oreilles, j’ai failli faire un procès à mes parents pour infirmité caractérisée. Je connaissais le salon du mariage porteur de bonheur, mais le salon du divorce avec ses avocats et juristes, c’est tout juste porteur d’un cynisme maquillé de moquette, fardé d’un blush au néon clignotant témoignage d’une société décadente abandonnée par la morale. »

ARCHIBALD  « Pour attirer le client le Salon devait proposer en promo gratuite la  gravure de la date du futur divorce à l'intérieur de l’alliance. »

Madgic  « Une manière élégante de rappeler que le futur du verbe marier c'est divorcer. » 

Blaireau  « J’ajouterai que divorcer c'est pratiquer la position du démissionnaire. »

Cake 40   « Ce jour la connerie pleuvait à sot. D’abord la pub pour le salon du divorce et juste après j’entends aux infos que des parents portent plainte, sept ans plus tard, contre les médecins qui lors d’un accouchement délicat ont sauvé leur nouveau-né. Le miracle a eu lieu, la réanimation l’a emporté sur la mort mais l’enfant a des séquelles physiques importantes. Les parents réclament aujourd’hui 500 000 euros à l’hôpital pour l’acharnement des médecins à vouloir sauver la vie de leur enfant ! »

Huby  « Mais qu’auraient donc dit et fait les parents si le corps médical n’avait rien fait ? N’est-ce pas leur rôle que de sauver des vies ? »

Madgic « D’accord pour sauver des vies mais doit-on s’acharner ? »

Huby   « Pour un bébé il me semble que oui, pour une personne très âgée ou dans un coma irréversible on peut s’interroger. Mais le débat n’est pas simple, j’en conviens. D’autant que si je suis celle que l’on est en train de sauver, je ne suis pas sure que je dirai d’arrêter. »

Cake 40 « Ce que j’entrevois sur ce qui m’apparaît être le sauvetage d’une vie, c’est la condamnation des sauveurs. Je ne suis pas sur qu’ils auront la même passion à sauver une prochaine vie et c’est dommage pour celui qui suit. On réduit au niveau de la faute cet acte valeureux qu’en d’autres temps on aurait félicité. »

Madgic  « D’accord mais si c’est pour sauver une vie d’homme et la transférer en vie de légume, où est la victoire ? »

Cake 40 « Certes ! Mais la volonté de ces hommes à vouloir en sauver un autre n’avait pas pour objectif de réduire la vie de ce petit homme à l’infirmité. En ces instants, je suis sur qu’un immense acte d’amour s’est joué entre ces deux êtres. Ce qui me choque, outre le fait que l’on jette l’anathème sur ces médecins, c’est que cela se fasse aussi tardivement. Que l’on ne soit pas d’accord avec la décision médicale prise sur l’instant je peux le comprendre mais qu’on le fasse sept ans plus tard je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une histoire de gros sous qu’un avocat a sans doute suscitée à défaut de l’avoir exagérée dans l’esprit des parents. » 

Huby  « La bêtise et la cupidité humaines sont les seules choses qui donnent une idée de l'infini. C’est là que l’on mesure qu’il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. »

ARCHIBALD  « Curieuse époque où la fortune ne se jauge pas à l'argent que l'on gagne, mais à celui que l'on pique. »

Blaireau  « J’en suis sur, on ferait parler les meubles rustiques, ils diraient que c’était mieux avant. »

 

 

 

                                 à la next si vous le voulez bien
Par Trugluff
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