Avertissement

L’histoire se passe en 2011 après J-C.

En des temps immémoriaux un village luttait encore et toujours contre les cons.
Les siècles sont passés et 2058 ans plus tard des Tronches de Cake vivent dans une cité au sud de Lutèce. Ils résistent à la bêtise envahissante et la vie n’est pas facile. Leurs débats réveillent nos neurones et agitent notre conscience, et s'ils font de la philo de comptoir, c'est qu'en terrasse c'est trop cher.

à lire attentivement avant utilisation

A faire connaître aux amis

Syndication

  • Flux RSS des articles

Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 11:44

caca-sur-statue.jpgEntre deux ciels gris, lourds de menaces, un coin de ciel bleu se découvre laissant poindre un rayon de soleil. Cet arc en ciel sans couleur entre largement dans le BALTO apportant avec lui cette bonne humeur d’un matin de printemps. Et la vie pétille comme une mousse de bière qui attend d’être peignée par une moustache ébouriffée par une nuit sans sommeil. Et c’est là, sur ce zinc témoin de tous les mots que nos Tronches de Cake savourent ce pot entre copains.

 

Madgic – « I have a dream… »

Cake 40 « Mais c’est y pas que notre Madgic se prendrait pour Martin Lutteur King ? »

Madgic – « Non pas du tout, ma peau noire n’a pas encore l’éclat de la sienne. J’ai rêvé cette nuit qu’un oiseau venait dans le jardin à la recherche de quelques vermisseaux quand la bise fut venue. J’aimais le regarder comme il aimait me regarder. J'achetais une mangeoire, que je suspendais remplie de graines derrière la maison. En une semaine j’avais des centaines d'oiseaux qui venaient se nourrir dans cette cabane où ils avaient accès à cette nourriture si facilement accessible et gratuite. Ensuite ils ont commencé à faire des nids sous la véranda, au dessus de la table et près du barbecue. Et puis il y a eu les excréments, il y en avait partout, sur les tuiles du patio, les chaises, la table, partout. Certains des oiseaux sont devenus menaçants, ils plongeaient vers moi et essayaient de me piquer avec leur bec, oubliant que j'étais celui qui les nourrissait. Certains autres étaient très bruyants. Ils restaient près de la mangeoire à hurler et caqueter à toute heure du jour et de la nuit comme pour demander que je la remplisse aussitôt que les graines commençaient à manquer. »

Blaireau « Tu aurais du en chopper un et le plumer, ça t’aurait fait un bonbon à la viande. »

Madgic – « Au bout de quelque temps je ne pouvais même plus m'asseoir dans mon propre jardin qui d’ailleurs ne l’était plus du tout … propre. J'ai enlevé la mangeoire et trois jours plus tard les oiseaux étaient partis. J'ai nettoyé les dégâts et enlevé les nids qu'ils avaient bâtis un peu partout sous la véranda. En peu de temps le jardin est redevenu comme avant, tranquille, serein et plus personne n'exigeait le droit à un repas gratuit. Mais je me suis réveillé à cet instant, rassuré qu’il ne s’agisse que d’un rêve. »

Cake 40 « Tu imagines que ce ne soit pas un rêve, le rêve n’est en fait qu’une vision de l’esprit. « 

Huby – « Imagine un pays dans lequel on distribuerait gratuitement la nourriture, on subventionnerait les loyers, les frais médicaux seraient gratuits, l’éducation gratuite et qui donnerait le droit à quiconque né sur son sol d'être automatiquement citoyen de ce pays. Remboursement des suppositoires à tous les étages ! »

Blaireau « En attendant il ne faut pas être bien fiers pour se faire rembourser des suppositoires. »

Huby – « Du coup les illégaux commenceraient à arriver en masse. Soudain les taxes grimperaient pour payer tous les services gratuits. Les petits appartements abriteraient 5 familles. Nous devrions attendre des heures pour être vus par un médecin aux urgences. La classe de notre enfant serait en retard sur les autres écoles parce que la moitié de la classe ne parlerait pas Français. Je devrais appuyer sur « * 1 » pour entendre ma banque me parler en français. Je verrais des gens brandir des drapeaux autres que le mien crier et hurler dans les rues pour demander plus de droits et de libertés gratuites. Peut-être même qu’ils viendraient siffler notre Marseillaise avant un match amical ! »

ARCHIBALD « Heureusement, il ne s’agit là que d’un mauvais rêve. La réalité est toute autre, on n’est pas encore assez cons pour cons pour accepter cela. »

Blaireau « Quand je vous écoute comme ça, je préfèrerais qu’on soit un pays de 2 millions de fromages et de 300 immigrés. »

 

 

 

 

                                 à la semaine prochaine …
sur nos lignes si nous sommes encore las!
visa-Trugluff-avec-fond.png

Par Trugluff
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés