L’histoire se passe en 2009 après J-C.
En des temps immémoriaux un village luttait encore et toujours contre les cons.
Les siècles sont passés et 2058 ans plus tard des Tronches de Cake vivent dans une cité au sud de Lutèce. Ils résistent à la bêtise envahissante et la vie n’est
pas facile. Leurs débats réveillent nos neurones et agitent notre conscience,
et s'ils font de la philo de comptoir, c'est qu'en terrasse c'est trop
cher.
à lire attentivement avant
utilisation
Ce mois d’octobre s’éteint comme
soufflé par un vent froid qui mord les joues, roses comme un cochon de tirelire, de nos Tronches de Cake. Et c’est autour d’un bon café au Balto qu’ils viennent se réchauffer le cœur sous le
crépitement des palabres vertueux.
Cake 40 – « En plein krach le président du FMI, un Gaulois, nous remet en mémoire qu’un éléphant ça trompe énormément. »
Huby – « Quand dans le même temps Sœur Emmanuelle s’en est allée dans un silence religieux. Sœur Emmanuelle, de son vrai nom Madeleine CINQUIN, portait un nom à faire rêver les Bleus ! »
Madgic – « Oui sans doute, parce que la démonstration de notre coq français n’est peut être pas vraiment opportune dans le contexte économique actuel. Crise de confiance née d’une prise de conscience collective dont personne ne comprend vraiment les causes. Comment les subprimes américains peuvent à ce point bousculer l’ordre économique établi ? »
ARCHIBALD – « Précisément parce qu’il n’est pas établi ! Il est vrai que nos médias soucieux de nous en imposer, présentent toujours les faits sous un angle plus technique qu’explicite. Je vais vous expliquer et vous allez comprendre. Roger le patron du BALTO pour augmenter la recette du bar proposent maintenant à ses Clients de leur faire crédit. »
Blaireau – « Ben c’est comme maintenant. »
ARCHIBALD – « Non parce qu’aujourd’hui Roger ne fait crédit qu’aux Clients âgés de 95 ans accompagnés de leurs parents. Donc Roger décide de faire crédit à tout le monde en poussant même la consommation. Du coup tous les alcooliques, souvent au chômage, rappliquent. La recette du bar augmente, le besoin en achat d’alcool aussi et la trésorerie chute. Le jeune et ambitieux directeur de l'agence bancaire locale, pense que les "ardoises" du BALTO constituent des actifs recouvrables. Il ouvre donc une ligne de crédit à Roger, les dettes de nos ivrognes faisant garantie. Jusque là c’est clair ? »
Huby – « On ne peut plus clair. »
ARCHIBALD – « Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en SICAV et autres sigles financiers inconnus du petit peuple. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés qu’il faut appeler en clair ; les ardoises des poivrots de Roger.
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays. Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du BALTO n'ont pas une tune pour payer leurs dettes. Immédiatement il s’ensuit la faillite du BALTO entrainant tout le reste dans sa chute. Voilà ce n’est pas plus compliqué que cela ! »
Huby – « Avant quand il y avait un krach les banquiers se jetaient par la fenêtre au point que les hôteliers de Wall-Street demandaient à leurs clients « c’est pour une chambre ou un suicide ? » »
Blaireau – « Quel dommage, ces traditions qui se perdent ! »
Sur une explication économique de Jean – Pierre RETORD
à
la semaine prochaine …
sur
nos lignes